Pourquoi le Festival des Fantômes est-il appelé le « Fête des Fantômes Affamés » ? Est-il vrai qu’il est interdit de sortir la nuit ?
Quelle est la nourriture des fantômes ? C’est une question qui pourrait prêter à sourire, mais dans certaines cultures, notamment en Chine, elle est prise avec un sérieux mortel !
Il y a des fêtes chinoises dont j’avais déjà entendu parler avant de vraiment chercher à les comprendre. Et puis il y a celles qui vous arrêtent immédiatement sur un détail.
La Fête des Fantômes Affamés, ou Zhongyuan Jie (中元节), fait partie de cette deuxième catégorie. Son nom m’a intriguée : des fantômes affamés. Pourquoi « affamés » ? Que leur offre-t-on ? Et pourquoi le thé apparaît-il parfois au milieu des tables couvertes de nourriture, de fruits et de boissons ?
En tant qu’amatrice de thé et passionnée de culture chinoise, j’ai commencé à creuser. Et j’ai rapidement découvert que derrière ce nom presque digne d’un conte fantastique se cachait une fête bien plus complexe que le simple « Halloween chinois » que l’on rencontre parfois en Occident.
Le Zhongyuan Jie suit le calendrier lunaire chinois et tombe le 15e jour du septième mois lunaire, généralement en juillet ou en août du calendrier grégorien. En 2026, il sera célébré le 27 août.
Dans de nombreuses traditions populaires, ce septième mois est également appelé « Mois des Fantômes » (Guǐ yuè, 鬼月). Selon ces croyances, les esprits des défunts peuvent alors revenir parmi les vivants. Le Zhongyuan Jie est associé, selon les régions et les traditions religieuses, au culte des ancêtres, aux offrandes et aux rites destinés aux esprits errants.
Mais plus je me renseignais, plus je réalisais qu’il était difficile de résumer cette fête en quelques mots. Le Zhongyuan Jie se trouve à la croisée du taoïsme, du bouddhisme, des pratiques liées aux ancêtres et des croyances populaires, avec des coutumes qui varient selon les régions et les communautés.
Alors, que mange-t-on pour les fantômes ? Pourquoi certaines personnes évitent-elles certaines activités pendant le Mois des Fantômes ? Et quel rôle peut jouer le thé dans les offrandes ?
C’est ce que j’ai voulu comprendre en remontant aux origines du Zhongyuan Jie et en regardant comment cette fête est encore pratiquée aujourd’hui.
Et finalement, c’est peut-être là que la comparaison avec Halloween devient intéressante : non pas parce que les deux fêtes seraient similaires, mais parce qu’elles révèlent deux manières très différentes de raconter notre rapport aux morts et aux esprits.
Alors, préparez une tasse de thé — un Oolong floral ou un Pu-erh plus profond, selon votre humeur — et partons découvrir la Fête des Fantômes Affamés.
Sommaire
Fête des Fantômes Affamés : origines et histoire du Zhongyuan Jie
Quelles sont les origines du Zhongyuan Jie ? Taoïsme, bouddhisme et croyances populaires
Pour comprendre le Zhongyuan Jie, il faut plutôt parler d’une histoire faite de plusieurs traditions qui se sont rencontrées au fil des siècles. Les sources chinoises présentent notamment le festival comme le résultat d’un entrecroisement entre pratiques anciennes liées aux ancêtres et aux récoltes, taoïsme, bouddhisme et traditions populaires. Il n’existe donc pas une seule origine du festival, mais plusieurs récits et pratiques qui se sont progressivement associés au 15e jour du septième mois lunaire.
Les croyances populaires associées au Mois des Fantômes ne concernent pas uniquement les rites du festival. Elles ont aussi donné naissance à différentes précautions et superstitions concernant les esprits et leur relation avec le monde des vivants. Certaines traditions populaires associent par exemple les seuils élevés et certaines caractéristiques de l’architecture traditionnelle à la volonté de tenir les esprits à distance.
Il faut cependant éviter de présenter ces croyances comme l’explication de l’architecture chinoise traditionnelle : les seuils ont également des fonctions très concrètes, notamment pour limiter l’entrée de l’eau, de la poussière ou des débris dans les habitations. Ce mélange entre fonction pratique et imaginaire populaire illustre bien la diversité des croyances qui entourent les esprits dans la culture chinoise.
Le Zhongyuan Jie est souvent présenté comme le résultat d’un entrecroisement entre plusieurs traditions religieuses et populaires. Parmi les principales influences que l’on retrouve dans les récits et les pratiques associées au festival figurent le taoïsme, le bouddhisme et les traditions populaires liées au culte des ancêtres.
- Le Taoïsme et le Zhongyuan Jie (中元节) : dans la tradition taoïste, le 15e jour du septième mois est associé au Zhongyuan et au Diguān (地官), le « Gouverneur de la Terre », l’une des trois figures des Trois Officiers (Sānguān, 三官). Cette date est notamment associée à la notion de pardon et à des rites destinés aux défunts. Le Zhongyuan Jie s’inscrit ainsi dans un calendrier religieux plus large qui comprend également le Shangyuan et le Xiayuan.
- Le Bouddhisme et le Ullambana (盂兰盆节 – Yúlánpén jié) : le récit de Mulian (目连), un disciple de Bouddha, et de sa mère occupe une place importante dans les traditions bouddhistes associées au septième mois. Selon ce récit, Mulian découvre que sa mère souffre dans le monde des esprits affamés et cherche un moyen de la secourir. Le Bouddha lui indique alors un rituel impliquant notamment des offrandes à la communauté monastique. Ce récit contribue à associer le septième mois aux notions de piété filiale, de mérite et de délivrance des défunts.
- Le Folklore Populaire : parallèlement aux traditions religieuses, le septième mois lunaire est associé dans plusieurs régions au « Mois des Fantômes » (Guǐ yuè, 鬼月). Les croyances populaires racontent notamment que les esprits peuvent revenir dans le monde des vivants pendant cette période. Elles ont donné naissance à de nombreuses pratiques et interdits : offrandes de nourriture, brûlage de papier votif, lanternes flottantes ou encore précautions concernant certaines activités nocturnes. Ces pratiques varient toutefois considérablement selon les régions et les familles.

Quelle différence entre Halloween et le Zhongyuan Jie ?
Halloween et le Zhongyuan Jie ont en commun leur association avec les morts et les esprits, mais leur signification culturelle est très différente.
Halloween, célébré le 31 octobre, trouve ses origines dans plusieurs traditions européennes avant de devenir, dans de nombreux pays occidentaux, une fête populaire largement associée aux déguisements, aux décorations, aux bonbons et à une représentation ludique de la peur.
Le Zhongyuan Jie, lui, s’inscrit dans un ensemble de pratiques religieuses et populaires liées aux ancêtres, aux défunts et aux esprits errants. Selon les régions et les traditions familiales, cette période peut donner lieu à des cérémonies religieuses, des offrandes, des repas rituels, des lanternes flottantes ou des pratiques de commémoration.
La comparaison avec Halloween est donc surtout utile pour donner un repère au lecteur occidental. Elle ne signifie pas que les deux fêtes ont la même origine, ni qu’elles remplissent la même fonction culturelle. Là où Halloween est aujourd’hui principalement associé au divertissement et à une représentation ludique de la peur, le Zhongyuan Jie s’inscrit davantage dans des pratiques de commémoration, d’offrandes et de relation avec les défunts et les esprits.
Fête des Fantômes Affamés : quels sont les rituels et les offrandes ?
En découvrant les pratiques associées au Mois des Fantômes, c’est probablement la place donnée aux offrandes qui m’a le plus intriguée. Les tables peuvent réunir nourriture, fruits, boissons, encens et papier votif, selon les régions et les traditions. Tout semble avoir une fonction : rendre hommage aux défunts, accueillir symboliquement les esprits ou participer aux rites de commémoration.
Et au milieu de ces offrandes, on retrouve parfois… du thé.
Que mange-t-on pendant la Fête des Fantômes Affamés ?
Si Halloween se concentre sur les bonbons pour les enfants (et le pumpkin spice latte pour les adultes !), la Fête des Fantômes Affamés offre un véritable festin spirituel.
- Le Repas : Les offrandes et les repas associés au Zhongyuan Jie varient considérablement selon les régions et les familles. On peut retrouver du riz, des fruits, des plats cuisinés, des boissons et différentes formes de nourriture destinées aux ancêtres ou aux esprits errants. À Taïwan, par exemple, les offrandes du Zhongyuan Pudu peuvent comprendre les traditionnels sānshēng — généralement du poulet, du porc et du poisson — ainsi que des fruits, des plats préparés, du thé et des boissons.
- Dans certaines régions de Chine, le canard occupe également une place particulière. Une source publiée par le gouvernement du comté de Jianghua, dans le Hunan, indique que de nombreuses régions consomment du canard le 15e jour du septième mois lunaire. L’explication relève d’un jeu de mots entre yā (鸭, « canard ») et yā (压, « contenir, réprimer ») : manger du canard serait ainsi associé à l’idée de « contenir les âmes ».
- Les Sièges Vides : Certaines traditions familiales peuvent également prévoir une place ou des offrandes symboliques pour les défunts. Ces pratiques ne sont toutefois pas universelles et varient selon les régions et les familles. L’idée centrale reste celle de maintenir un lien rituel avec les ancêtres et de leur rendre hommage.
- La Monnaie de l’Enfer : Un autre rituel très visible est la combustion de papier votif, notamment de papier-monnaie ou de représentations symboliques de biens destinés aux défunts. Selon les traditions, on peut également brûler des objets en papier représentant des vêtements, des maisons ou d’autres biens. À Taïwan, le papier votif (jīnzhǐ, 金紙) et différents articles destinés au Pudu font partie des objets couramment associés aux cérémonies du Zhongyuan.
Ces pratiques appartiennent toutefois au domaine des croyances et des rites, et ne doivent pas être présentées comme la preuve que les participants pensent littéralement que ces objets sont réellement transférés dans l’au-delà.

Quel rôle joue le thé pendant le Zhongyuan Jie ?
Le thé fait bien partie des boissons pouvant être utilisées dans certaines pratiques d’offrande, même si son importance varie selon les régions, les familles et les traditions. À Taïwan, par exemple, les préparatifs du Zhongyuan Pudu peuvent inclure du thé, de l’eau, de l’alcool ou d’autres boissons parmi les offrandes.
Le thé peut ainsi être posé sur une table d’offrandes aux côtés des aliments et des fruits. Dans certaines pratiques familiales, il peut également être offert aux ancêtres lors des rites commémoratifs. Il serait toutefois excessif de parler d’un « thé officiel » du Zhongyuan Jie ou d’attribuer une signification symbolique unique au thé. Son rôle dépend beaucoup du contexte rituel et des habitudes locales.
C’est justement ce qui rend sa présence intéressante : le thé n’est pas nécessairement l’élément spectaculaire du festival, mais il peut s’intégrer très naturellement à un ensemble d’offrandes où nourriture et boissons occupent une place importante. Pour une amatrice de thé comme moi, c’est probablement l’aspect qui m’a le plus intéressée. J’ai l’habitude de parler du thé à travers son goût, son terroir, sa préparation ou les moments auxquels on le déguste. Ici, il apparaît dans un contexte complètement différent : celui de l’offrande et de la mémoire des défunts.
Et c’est justement ce qui m’a poussée à être prudente avec ce sujet. Il serait tentant d’écrire que « le thé symbolise la pureté » ou qu’il possède une signification précise pendant le Zhongyuan Jie. Mais les sources que j’ai consultées montrent une réalité plus nuancée : le thé peut faire partie des offrandes, notamment dans certaines pratiques à Taïwan, mais il n’existe pas un rituel du thé unique et universel propre à cette fête.
J’aime finalement davantage cette version-là de l’histoire. Le thé n’a pas besoin d’être entouré de mystère pour être intéressant. Il suffit de voir la place qu’il occupe réellement dans certaines pratiques familiales et rituelles pour comprendre qu’il peut être, tout simplement, une boisson offerte dans un geste de respect et de commémoration.
Le thé n’a pas besoin d’être présenté comme un rituel mystérieux ou universel pour avoir sa place dans cette tradition. Il suffit de regarder comment il apparaît concrètement dans certaines pratiques d’offrandes.
Mois des Fantômes : quels sont les interdits et les superstitions ?
Les interdits associés au Mois des Fantômes appartiennent principalement au domaine des croyances populaires et des traditions locales. Ils ne sont pas identiques partout et ne sont évidemment pas suivis de la même manière par toutes les personnes en Chine ou dans les communautés chinoises.
En lisant ces différentes croyances, j’ai surtout été frappée par leur diversité. Certaines sont très connues, d’autres beaucoup plus locales, et toutes ne sont évidemment pas suivies aujourd’hui. C’est aussi ce qui rend le « Mois des Fantômes » difficile à résumer en une liste d’interdits universels.
Certaines croyances recommandent par exemple d’éviter certaines activités nocturnes, de ne pas perturber les offrandes ou de rester particulièrement respectueux pendant les rites. Ces interdits doivent donc être compris comme des éléments du folklore et des pratiques populaires, plutôt que comme des règles religieuses universelles.
Quels sont les interdits pendant le Mois des Fantômes ?
Le but est d’éviter d’attirer l’attention des esprits errants (les fantômes affamés) qui, sans famille pour les guider, pourraient causer des ennuis.
- Éviter de sortir tard la nuit : certaines croyances populaires recommandent d’éviter les sorties nocturnes pendant le septième mois lunaire, notamment dans les lieux isolés ou près des points d’eau.
- Éviter de se baigner dans certaines eaux : le folklore associe parfois les rivières, lacs ou autres points d’eau aux esprits noyés. Cette croyance explique certains interdits concernant la baignade pendant cette période.
- Ne pas perturber les offrandes : marcher sur des offrandes ou manipuler du papier votif peut être considéré comme irrespectueux.
- Certaines précautions concernent également les sons, les vêtements ou les activités nocturnes, mais ces croyances varient fortement selon les régions et les traditions. Il vaut donc mieux les présenter comme du folklore populaire plutôt que comme des « règles du Zhongyuan Jie ».
Que peut-on faire pendant le Zhongyuan Jie ? Rituels et offrandes
Si les interdits régissent la prudence, les pratiques positives sont au cœur de la piété filiale et de la générosité envers les esprits :
- Offrir de la nourriture aux fantômes affamés, notamment le 15e jour du mois lunaire, en guise de charité et d’apaisement.
- Brûler de l’encens et du papier-monnaie pour fournir aux esprits des biens et les guider.
- Préparer des boissons parmi les offrandes : le thé, l’eau, l’alcool ou d’autres boissons peuvent faire partie des offrandes selon les traditions locales. À Taïwan, les préparatifs du Pudu mentionnent notamment le thé, l’eau et différentes boissons parmi les éléments pouvant être disposés sur la table d’offrandes.
- Dresser l’Autel Domestique pour le culte familial solennel et le recueillement.
Comment célèbre-t-on aujourd’hui le Zhongyuan Jie ?
Les formes contemporaines du Zhongyuan Jie varient beaucoup selon les territoires. À Taïwan, par exemple, le Pudu peut être organisé par des familles, des entreprises, des communautés ou des quartiers, avec des espaces d’offrandes installés à l’extérieur des habitations ou dans des lieux communs. Les pratiques peuvent comprendre des tables d’offrandes, de l’encens, du papier votif et différentes cérémonies.
Dans certaines communautés chinoises d’Asie du Sud-Est, le mois des fantômes est également associé à des spectacles publics appelés Getai, notamment à Singapour. Ces pratiques montrent surtout que le Zhongyuan et le Mois des Fantômes ne prennent pas une forme unique : ils se transforment selon les régions, les communautés et les traditions locales.
Les lanternes flottantes (fàng hé dēng, 放河灯) font également partie de certaines traditions du Zhongyuan Jie. Elles sont déposées sur l’eau lors de cérémonies particulières et peuvent symboliser, selon les traditions, le fait de guider les esprits ou de prier pour les défunts. Une source institutionnelle chinoise décrit notamment la pratique des lanternes flottantes comme une manière de prier et de participer aux rites de Pudu.
Là encore, il ne s’agit pas d’une pratique universelle de toute la Chine : les coutumes du Zhongyuan varient considérablement d’une région à l’autre.

FAQ : tout savoir sur la Fête des Fantômes Affamés
Qu’est-ce que la Fête des Fantômes Affamés (Zhongyuan Jie) ?
La Fête des Fantômes Affamés, ou Zhongyuan Jie (中元节), est célébrée le 15e jour du septième mois lunaire chinois. Elle est associée, selon les traditions religieuses et populaires, aux ancêtres, aux esprits errants et aux pratiques d’offrandes et de commémoration.
Pourquoi le Zhongyuan Jie est-il appelé la Fête des Fantômes Affamés ?
Cette appellation fait référence aux « fantômes affamés » (餓鬼), une notion notamment présente dans le bouddhisme chinois. Durant le septième mois lunaire, certaines croyances populaires racontent que les esprits peuvent revenir dans le monde des vivants. Des offrandes de nourriture, d’encens ou d’autres biens sont alors réalisées dans certaines traditions afin de les honorer ou de les apaiser.
Est-il interdit de sortir la nuit pendant le Mois des Fantômes ?
Il s’agit surtout d’une croyance populaire, et non d’une interdiction générale. Dans certaines traditions, on considère que la nuit est une période où les esprits sont davantage présents et l’on recommande donc d’éviter certaines activités nocturnes, notamment près de l’eau. Ces croyances et les pratiques qui en découlent varient toutefois selon les régions et les familles.
Fête des Fantômes Affamés : quelle signification aujourd’hui ?
Ce que je retiens surtout de mes recherches sur la Fête des Fantômes Affamés, c’est qu’elle est beaucoup plus difficile à résumer qu’un simple « Halloween chinois ». Derrière les fantômes, les superstitions et les histoires qui peuvent sembler mystérieuses vues de l’extérieur, il y a surtout des pratiques liées à la mémoire, aux ancêtres, aux offrandes et à la manière dont différentes communautés entretiennent un lien symbolique avec les défunts.
Et puis il y a le thé.
J’ai commencé cet article en me demandant pourquoi une fête consacrée aux esprits pouvait parfois faire une place à une simple tasse de thé. Je termine finalement avec une réponse beaucoup plus simple : parce que le thé fait partie, dans certaines traditions, des choses que l’on peut offrir et partager.
C’est peut-être ce que j’aime le plus dans la culture du thé chinoise : une tasse peut être une boisson, un moment de convivialité, un cadeau… et parfois aussi une offrande.
La prochaine fois que je croiserai une histoire sur le Mois des Fantômes, je ne penserai donc plus seulement aux fantômes affamés. Je penserai aussi à toutes ces petites choses déposées sur une table — nourriture, fruits, boissons, encens — et à la façon dont elles racontent, chacune à leur manière, le lien entre les vivants et ceux qui ne sont plus là.
Et vous, connaissiez-vous le Zhongyuan Jie ? 🍵
Quelle tradition vous intrigue le plus : les offrandes, les légendes, les superstitions du Mois des Fantômes ou la place du thé dans ces rituels ?
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