Quand on évoque Huangshan, en Chine, on imagine souvent des montagnes vertigineuses, des pins accrochés aux rochers et des nuages qui semblent flotter entre les sommets. C’est l’image que l’on retrouve sur les cartes postales et dans les guides de voyage. Et, bien sûr, les célèbres montagnes jaunes méritent leur réputation.
Mais lors de mon séjour dans cette partie de la Chine, j’avais envie d’explorer une autre facette de la région. Pas de longue randonnée ni de sommet à conquérir cette fois-ci : je voulais découvrir les villages, flâner au bord de l’eau et surtout partir à la rencontre d’un thé que je connaissais déjà dans ma tasse, sans vraiment connaître le territoire qui lui avait donné naissance.
Direction Qimen, dans la province de l’Anhui, berceau du célèbre thé noir Keemun.
Pour moi, ce voyage à Qimen était l’occasion de découvrir le thé autrement. Non plus seulement en observant la couleur de l’infusion ou en essayant d’en reconnaître les arômes, mais en m’approchant des paysages, des lieux et des savoir-faire qui entourent sa production.
Mon itinéraire a commencé par une première halte à Xixinan, avant de se poursuivre entre promenades, dégustations et découverte d’une plantation de Keemun. Une autre manière de découvrir Huangshan, loin des itinéraires les plus classiques.
🍃 Qimen en bref : le berceau du Keemun
Qimen est un comté du sud de la province de l’Anhui, dans l’est de la Chine, au sein de la région administrative de Huangshan. C’est là qu’est né le thé Keemun, dit Qimen Hong Cha (祁门红茶), littéralement « thé rouge de Qimen », l’un des thés noirs chinois les plus célèbres au monde, réputé pour ses notes maltées, fruitées et florales.
La région se visite idéalement en 3 à 4 jours depuis Shanghai, entre villages anciens, dégustations au bord de la rivière et plantations ouvertes aux visiteurs.
| Qimen : l’essentiel | En bref |
|---|---|
| Localisation | Comté de Qimen, sud de la province de l’Anhui, est de la Chine |
| Région | Préfecture de Huangshan (les « montagnes jaunes ») |
| Thé emblématique | Keemun (Qimen Hong Cha), thé noir aux notes maltées, fruitées et florales |
| Accès | Train direct Shanghai → Huangshan Nord (≈ 3-4 h), puis taxi |
| Durée idéale du séjour | 3 à 4 jours (Xixinan, Huangshan, plantation de Keemun) |
| Meilleure période | Avril-mai pour les récoltes de printemps ; juin pour la douceur ; septembre-octobre pour l’arrière-saison |
| À ne pas manquer | Village de Xixinan, promenade au bord de la rivière à Huangshan, plantation-musée de Keemun, dégustations comparatives |
Sommaire
Xixinan, première escale entre village ancien et nature
Pour mon voyage à Qimen, je suis partie de Shanghai en train et je suis arrivée à la gare de Huangshan Nord. J’ai ensuite pris un taxi en direction de Xixinan, un ancien village situé dans la région de Huangshan.
C’était une première étape idéale pour entrer doucement dans l’atmosphère locale, sans commencer le séjour par un programme trop chargé.
En me promenant dans le village, j’ai découvert un mélange assez surprenant de tradition et de modernité. On y trouve des ruelles et des éléments d’architecture ancienne, mais aussi des boutiques, des cafés et des restaurants tournés vers les visiteurs. Le village n’est pas figé dans le passé : il continue de vivre, de se transformer et d’accueillir ceux qui viennent le découvrir.
J’aime particulièrement ce genre d’endroit où l’on peut se promener sans chercher à tout voir. On avance au hasard d’une rue, on s’arrête devant une façade, on observe les alentours et l’on finit parfois par découvrir un lieu auquel on n’aurait pas prêté attention en suivant un itinéraire minutieusement préparé.
À Xixinan, ma promenade m’a aussi menée vers un pont. De l’autre côté, l’ambiance changeait progressivement. En m’éloignant du village, j’ai eu l’impression de pénétrer dans une forêt subtropicale, avec une végétation dense et une atmosphère presque dépaysante.
J’ai poursuivi ma balade sur un petit circuit autour du village, entre espaces naturels et passages plus habités. Cette alternance m’a plu : en quelques instants, on passe de l’animation des zones touristiques à un environnement beaucoup plus calme.
Cette première escale m’a rappelé qu’un voyage dans l’Anhui ne se résume pas forcément aux grands sites naturels. La région se découvre aussi à travers ses villages, ses paysages du quotidien et ces promenades qui laissent de la place à l’imprévu.
Et puis, après cette première immersion, une autre découverte m’attendait : celle du thé.





Au bord de la rivière à Huangshan : premières dégustations de thé Keemun
Le lendemain, j’ai poursuivi mon exploration dans la ville de Huangshan. Cette fois-ci, j’ai pris le temps de me promener au bord de la rivière, une façon agréable de découvrir la ville à un rythme plus tranquille.
En voyage, j’aime bien alterner les visites et les moments où l’on ne fait pas grand-chose d’autre que regarder autour de soi. Et, pour une amatrice de thé comme moi, une pause autour d’une tasse est rarement une mauvaise idée.
J’ai commencé par goûter un thé au chrysanthème, avant de passer à plusieurs thés noirs Keemun. Cette succession de dégustations avait quelque chose de particulièrement intéressant : elle me permettait de découvrir différentes boissons tout en faisant progressivement du thé le fil conducteur de mon séjour.
Le contraste entre les deux tasses était saisissant. Le thé au chrysanthème relève de l’univers des infusions florales, avec sa plante, sa préparation et son profil aromatique propres. J’ai consacré un article complet sur les thé floraux si vous voulez plus d’informations. Le Keemun, lui, appartient à la grande famille des thés noirs chinois — appelés hong cha en chinois, littéralement « thé rouge », en référence à la couleur de l’infusion. Deux mondes dans un même mot : « thé ». C’est aussi ce qui rend ce boisson si fascinante.
Et cette dégustation avait une autre saveur : j’étais dans la région qui a vu naître l’un des thés noirs chinois les plus connus à l’international. J’avais déjà rencontré le Keemun dans des boutiques spécialisées et lors de dégustations. Cette fois, je me rapprochais de son territoire d’origine. Forcément, cela change la façon dont on regarde ce que l’on a dans sa tasse.




Du thé au chrysanthème aux premières tasses de thé Keemun
Le Keemun, également connu sous le nom de Qimen Hong Cha, est un thé noir originaire du comté de Qimen, dans le sud de la province de l’Anhui.
Il est apprécié pour la finesse de son profil aromatique, qui peut présenter des notes maltées, fruitées, florales ou boisées selon le thé et sa méthode de fabrication. Tous les Keemun ne se ressemblent pas : la récolte, les feuilles sélectionnées et les étapes de transformation influencent le résultat final.
C’est aussi ce que je trouve fascinant dans le monde du thé chinois. Derrière un même nom se cache rarement une expérience unique et parfaitement uniforme. Deux thés issus d’une même région peuvent ainsi offrir des nuances intéressantes à découvrir.
L’origine du thé Keemun : une histoire née à Qimen
Ce qui rend le Keemun encore plus remarquable, c’est son histoire. Contrairement à la plupart des thés chinois anciens, le Keemun est un thé noir « jeune » : sa production a débuté vers 1875, lorsqu’un fonctionnaire originaire de Qimen, Yu Ganchen (ou Yu Qianchen), de retour de son poste à Fujian — la capitale historique des thés noirs chinois —, décida d’appliquer les techniques de fabrication du thé noir aux feuilles de théier locales.
Le succès fut immédiat, et pas seulement en Chine : le Keemun devint rapidement l’un des thés préférés des Anglais, qui le surnommèrent le « burgundy des thés » pour ses notes vineuses et fruitées. Il entra dans la composition des célèbres blends du petit-déjeuner anglais et demeure aujourd’hui l’un des rares thés chinois à la fois célébré par les connaisseurs et omniprésent dans les mélanges internationaux.
Si vous souhaitez aller plus loin sur cette histoire fascinante, j’ai consacré un article complet à la manière dont le Keemun a conquis l’Occident.
Pour mieux comprendre le Keemun, il ne suffit donc pas de connaître son nom. Il faut aussi prendre le temps de le goûter, de comparer les infusions et de se familiariser avec ses nuances. Cette première dégustation m’a donné envie d’aller plus loin : après avoir découvert le thé en tasse, je voulais me rapprocher de l’endroit où il est cultivé et transformé.
C’était justement l’une des raisons de ce voyage à Qimen.
Dans une plantation de Keemun : dégustation et découverte du musée
Il y a une différence entre boire un thé chez soi et le déguster dans la région dont il est originaire. À la maison, on se concentre sur la tasse, ses arômes et les sensations qu’elle nous procure. Mais lorsqu’on se rend sur place, le thé prend une autre dimension. Il devient aussi une histoire de terroir, de savoir-faire et de rencontres.
C’est justement ce que j’ai découvert grâce à un producteur de thé rencontré lors d’un salon du thé en Chine. Notre discussion ne s’est pas arrêtée à quelques échanges autour du Keemun. Au fil de la conversation, il m’a proposé de découvrir plusieurs de ses thés, en commençant par trois références de gammes différentes : un Keemun d’entrée de gamme, un autre de gamme intermédiaire, puis un thé premium.
Cette dégustation m’a permis de comparer plusieurs niveaux de gamme et de mieux comprendre la diversité qui se cache derrière le nom Keemun. Mais la rencontre a pris une tournure encore plus intéressante : à force de discuter, nous avons eu la chance de goûter un thé d’exception âgé de dix ans, ainsi que d’autres thés Qimen de différentes gammes.
Certains étaient destinés à être dégustés nature, tandis que d’autres servaient notamment de base à des mélanges. Une distinction intéressante, car un thé conçu pour être assemblé doit apporter certaines caractéristiques à un mélange, tandis qu’un thé destiné à être dégusté seul doit pouvoir exprimer ses propres qualités dans la tasse.
Je ne m’attendais pas à découvrir autant de références au cours de cette rencontre. C’est aussi ce que j’apprécie dans les échanges avec les producteurs chinois : lorsqu’une discussion s’engage autour du thé, elle peut facilement se prolonger, et les dégustations s’enchaînent parfois bien au-delà de ce que l’on avait imaginé.
Mais mon contact ne s’est pas contenté de me faire découvrir ses thés. Il a également insisté pour me faire visiter le musée de sa plantation. Une proposition que j’ai évidemment acceptée.
Ci-dessous, je déguste 3 thés Keemun de grades différents (entrée de gamme, intermédiaire et premium).






Des feuilles à la tasse : les coulisses de la production du Keemun
La visite du musée m’a permis de découvrir une autre facette du thé Keemun : celle de sa fabrication. On y expliquait les différentes étapes de production, depuis la récolte des feuilles jusqu’à leur sélection, mais aussi les différences entre plusieurs méthodes de fabrication.
J’ai notamment pu mieux comprendre la distinction entre une production mécanisée et une fabrication plus artisanale. Dans le premier cas, les machines occupent une place importante dans le processus : cette méthode permet de produire du thé destiné notamment à être utilisé dans des mélanges. Dans l’autre cas, le travail manuel et l’attention portée aux feuilles permettent de produire des thés plus délicats, généralement plus coûteux et destinés à être dégustés nature.
Cette distinction m’a particulièrement intéressée. Lorsque l’on achète du thé, on pense souvent à la région d’origine, à la récolte ou au prix. Mais on ne se demande pas toujours à quel usage le thé était destiné dès le départ. Pourtant, ces choix influencent la manière dont il est produit et commercialisé.
Nous avons également pu apercevoir la salle de production de la plantation. La visite ne se limitait donc pas aux explications du musée : nous avions aussi un aperçu des espaces où le thé était fabriqué.
Et ce n’est pas tout. Certains équipements avaient été mis à disposition des visiteurs afin qu’ils puissent les tester. Nous avons ainsi pu nous essayer à quelques manipulations, ce qui rendait la découverte plus concrète qu’une simple visite guidée. On peut lire beaucoup de choses sur la fabrication du thé, regarder des vidéos ou observer des photographies. Mais pouvoir tester les équipements permet de mieux saisir le travail qui se cache derrière les feuilles que l’on infuse chez soi.
Cette visite a donc complété les dégustations d’une manière que je n’aurais pas forcément anticipée. Après avoir comparé plusieurs Keemun, découvert un thé exceptionnel de dix ans et goûté des références destinées à des usages différents, je pouvais aussi mieux comprendre les étapes qui se trouvaient en amont.
C’est finalement ce qui rend un voyage à Qimen si intéressant pour une amatrice de thé : on ne découvre pas seulement une spécialité chinoise dans sa région d’origine. On rencontre aussi les personnes qui la produisent et l’on entrevoit tout le savoir-faire nécessaire pour passer de la feuille fraîche à la tasse.




Préparer un voyage à Qimen : mes conseils pratiques
Si vous souhaitez visiter Qimen et découvrir la région du Keemun, je vous conseille de prévoir votre séjour avec un peu de souplesse. Les distances, les transports et les visites peuvent demander davantage d’organisation que dans une grande ville chinoise. Mais avec quelques étapes bien choisies, il est tout à fait possible de construire un voyage autour du thé et des paysages de la région.
Depuis Shanghai : train vers Huangshan et taxi jusqu’à Qimen
Nous étions partis de Shanghai, d’où il existe des trains directs vers la gare de Huangshan Nord (comptez environ 3 à 4 heures de trajet). C’est l’option la plus simple : depuis la gare, des taxis permettent de rejoindre les villages, la ville de Huangshan et les sites de la région.
Un point important à garder à l’esprit : Xixinan, la ville de Huangshan et le comté de Qimen ne se trouvent pas exactement au même endroit. Si votre objectif principal est de visiter une plantation de Keemun, renseignez-vous sur sa localisation précise avant de choisir votre hébergement.
Où loger pour explorer la région ?
De notre côté, nous avions choisi de loger près de la gare de Huangshan Nord. Ce point de chute nous permettait de rayonner dans les environs en taxi et de rejoindre différents lieux de visite sans devoir changer d’hôtel chaque jour.
Nous avions prévu trois jours sur place, soit quatre jours en comptant les trajets. Cette organisation nous a permis de profiter de plusieurs étapes sans devoir consacrer tout notre séjour aux déplacements. Mon itinéraire idéal :
- Jour 1 : arrivée à Huangshan Nord, installation, exploration de Xixinan et de ses abords
- Jour 2 : promenade au bord de la rivière à Huangshan, pauses thé et premières dégustations de Keemun
- Jour 3 : visite d’une plantation de Keemun, dégustations comparatives et musée
Quelle est la meilleure période pour visiter Qimen ?
Nous y étions au début du mois de juin. Les récoltes de printemps étaient déjà terminées, mais nous avons tout de même pu observer des personnes en train de récolter du thé.
Le temps était doux, mais assez humide. Une atmosphère qui correspondait bien aux paysages verdoyants de la région, même si l’humidité se faisait sentir pendant les promenades.
Si vous souhaitez assister aux récoltes de printemps, il faudra vous renseigner sur les dates auprès des producteurs que vous envisagez de visiter : elles varient selon les conditions météorologiques et les pratiques locales. Et si vous voyagez à une autre période, ne partez pas du principe que votre séjour sera moins intéressant. Notre expérience du début juin nous a permis de découvrir la plantation, d’en apprendre davantage sur la fabrication du Keemun et de déguster plusieurs thés, même après la fin des récoltes printanières.
Visiter une plantation de thé à Qimen : mes conseils
Si vous aimez le thé, je vous recommande avant tout de prendre le temps de goûter plusieurs références lorsque cela est possible. Ne vous limitez pas à un seul Keemun : comparez les gammes, posez des questions sur les feuilles utilisées et intéressez-vous aux différences de fabrication. C’est souvent en dégustant plusieurs thés côte à côte que l’on commence à mieux percevoir leurs particularités.
Pensez également à vous renseigner à l’avance sur la langue parlée par votre interlocuteur. Tous les producteurs ne parlent pas nécessairement anglais. Si vous ne parlez pas chinois, venir accompagné d’une personne capable de traduire les échanges peut vraiment enrichir la visite. À défaut, le traducteur automatique de votre téléphone sera votre meilleur allié, même si certaines explications techniques sur la production du thé peuvent être plus difficiles à traduire précisément.
Enfin, gardez un peu de place dans vos bagages si vous souhaitez rapporter du Keemun. Une boîte achetée dans sa région d’origine devient un joli souvenir de voyage. Une fois rentrée, direction mes secrets pour garder la fraîcheur du thé. Un Keemun bien conservé garde ses arômes 2 à 3 ans!
Et prévoyez peut-être un peu plus de place que prévu ! Les producteurs de thé chinois que j’ai rencontrés se sont montrés particulièrement généreux : au fil des échanges et des dégustations, ils n’hésitaient pas à offrir des échantillons et de petits paquets de thé. De quoi organiser de nouvelles dégustations à la maison et retrouver, le temps d’une tasse, un petit morceau de votre voyage en Chine.

FAQ : visiter Qimen et découvrir le thé Keemun
Où se trouve Qimen en Chine ?
Qimen est un comté situé dans le sud de la province de l’Anhui, dans l’est de la Chine. Il fait partie de la région administrative de Huangshan et est connu comme la région d’origine du thé noir Keemun.
Pourquoi le thé Keemun est-il célèbre ?
Le Keemun est l’un des thés noirs chinois les plus renommés au monde, parfois surnommé le « burgundy des thés ». Créé vers 1875 à Qimen, il est apprécié pour ses notes maltées, fruitées, florales ou boisées, selon les références et les méthodes de fabrication.
Peut-on visiter une plantation de Keemun ?
Oui, des plantations et des musées du thé se visitent dans la région de Qimen. Les conditions varient selon les établissements : je vous conseille de contacter le producteur en amont pour vérifier les possibilités de visite, de dégustation et d’accès aux espaces de production.
Comment se rendre à Qimen depuis Shanghai ?
Le plus simple est de prendre un train direct de Shanghai vers la gare de Huangshan Nord (environ 3 à 4 heures), puis un taxi vers Qimen, Xixinan ou les lieux que vous souhaitez visiter. Vérifiez les liaisons disponibles à vos dates et la distance entre votre hébergement et la plantation choisie.
Quelle est la différence entre Huangshan et Qimen ?
Huangshan désigne à la fois une ville et une région administrative de l’Anhui, ainsi que les célèbres montagnes jaunes. Qimen est un comté de cette région, associé à la production du thé Keemun. Les deux noms sont liés géographiquement, mais ne désignent pas le même lieu.
Que faire à Qimen en dehors des dégustations de thé ?
Le thé est un excellent point de départ, mais la région se découvre aussi à travers ses villages anciens (Xixinan), ses promenades au bord de la rivière à Huangshan et ses paysages de collines verdoyantes. Les possibilités dépendront de votre itinéraire et de la durée de votre séjour.
Conclusion : une autre façon de découvrir Huangshan, une tasse à la fois
Quand je repense à ce voyage, je ne retiens pas seulement les dégustations de thé noir ni la visite de la plantation. Je me souviens aussi de ma promenade à Xixinan, du pont qui m’a menée vers une végétation dense, des moments passés au bord de la rivière et de cette rencontre avec un producteur qui a transformé une simple dégustation en véritable découverte.
Je pensais venir explorer la région du Keemun. Je suis finalement repartie avec une meilleure compréhension de la diversité de ses thés, de leurs usages et des méthodes employées pour les fabriquer. Entre les références d’entrée de gamme, les thés premium, ce Keemun exceptionnel âgé de dix ans et la visite du musée, cette expérience m’a rappelé qu’il existe tout un monde derrière une tasse. Après Suzhou, le village de Wangshan et son Biluochun, voilà une nouvelle région chinoise où le thé m’a guidée.
Alors, si vous prévoyez un voyage en Chine et que vous souhaitez découvrir une facette moins connue de la région de Huangshan, pourquoi ne pas envisager une escapade à Qimen ? Vous pourriez bien revenir avec quelques paquets de thé supplémentaires dans vos bagages… et surtout, avec une histoire à raconter à chaque nouvelle tasse.
Et vous, aimeriez-vous visiter une plantation de thé en Chine et découvrir les coulisses de sa fabrication ? Racontez-moi en commentaire la région productrice de thé que vous rêveriez d’explorer !




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